Discours de Mme INTROITI MAANFOU

Discours prononcé par Mme Introiti MAANFOU lors de la rencontre du 10 mars 2012 à Montreuil

Monsieur le Gouverneur,

Madame le Maire, Monsieur l’Ambassadeur

Mesdames et Messieurs, honorable assistance,

Bonjour,  assalam anleikoum,

Le temps est venu!!!! Le temps est venu pour être ensemble: les autorités d’Anjouan et la diaspora comorienne afin de penser à la façon de penser à aider notre île. Nous vivons loin des Comores mais Anjouan reste présent dans notre cœur.

Aujourd’hui je suis là devant vous pour vous parler de la jeunesse et plus particulièrement de la jeune femme anjouanaise qui doit être actrice du développement de l’ile.

Mesdames, Messieurs, la jeunesse constitue l’avenir du pays. Elle est aussi un facteur dynamique dans l’évolution de notre société. Elle constitue le noyau moteur du développement d’un pays.

Plus de 60% des jeunes aux Comores en particulier Ndzouani sont au chômage. Les autorités publiques de l’union et des exécutifs insulaires en l’occurrence celles d’Anjouan doivent retrousser leurs manches pour proposer un programme d’insertion et de formation professionnelle adéquate afin que les jeunes comoriens  puissent trouver des emplois stables surtout dans le secteur privé et apporter ainsi leur pierre à la reconstruction des Comores.

Cependant, nous ne devons pas croiser les bras et prendre le taureau par les cornes afin que les futures générations soient fières de nos efforts.

Nous sommes prêtes à donner le meilleur de nous mêmes afin d’apporter notre part de contribution au développement économique de notre île, encore faut-il que les conditions non seulement d’épanouissement mais également celles qui nous permettraient de mettre nos compétences au service de notre pays en particulier Anjouan.

Monsieur le Gouverneur, nous demandons que vous fassiez de la jeunesse l’une de vos priorités de votre mandat et que vous puissiez nous aider  à investir aux Comores en créant des services de facilitation des démarches, d’accompagnement et de soutien aux initiatives individuelles de création de sociétés source de création d’emplois et de richesse ainsi que les initiatives communautaires.

Parler c’est bien mais Agir c’est encore mieux.

Mesdames, Messieurs, Monsieur le Gouverneur,

Je me joins à l’UCAD (Union des Comoriens Anjouanais  de la Diaspora) pour vous demander de faciliter les démarches administratives des jeunes qui veulent investir dans l’île d’Anjouan et pour cela, il nous faut un interlocuteur officiellement nommé ,disons simplement un Coordinateur ou un Chargé de mission avec résidence en France qui fasse le lien entre la diaspora et Anjouan. Cette personne, travaillera en étroite collaboration avec l’UCAD pour la mobilisation de la diaspora comorienne d’origine anjouanaise et le suivi des accords entre le Gouvernorat et les collectivités territoriales françaises. Nous attendons de vous un signal fort et des mesures concrètes pour nous aider à apporter notre part de contribution au développement d’Anjouan.

Monsieur le Gouverneur, nous saluons la naissance de cette dynamique fédérative qu’est la prise de conscience de la nécessité s’unir, de travailler ensemble dans la transparence et la sincérité sans arrière-pensées politiciennes au service du développement des Comores, à travers l’UCAD. Certes le chemin est long et difficile mais il n’y a que le premier pas  qui coûte. Le chemin parcouru par des femmes et des hommes qui n’ont pas ménagé leur effort pour créer l’UCAD mérite d’être salué. C’est tout naturellement que nous proposons que l’UCAD soit un interlocuteur privilégié pour aider à mener à bien des projets divers et variés comme par exemple dans le domaine de l’enseignement (actuellement à la dérive) car une jeunesse est plus forte quand elle est instruite.

La formation professionnelle comme la mécanique, l’hôtellerie, la restauration, l’adduction d’eau et la couture, sont des domaines particulièrement importants aux Comores car ces activités sont génératrices d’emploi.

La promotion de la culture et des sports ne sont pas à négliger afin de nouer de solides amitiés entre nos jeunes sur l’ensemble du territoire national et de renforcer l’unité nationale.

Et enfin la justice et la médecine sont des secteurs essentiels pour une vie plus juste et plus saine dans nos chères îles.

Mais tous ces projets ne pourront aboutir Monsieur le gouverneur, qu’avec de la volonté politique réelle. Ensemble nous y arriverons pour contribuer de manière significative au développement des Comores, en particulier Anjouan. Incha Allah. Merci.

Mme Introiti MAANFOU

CONTACT : diaspora.anjouan@gmail.com

Mme INTROITI MAANFOU

Mme Introiti MAANFOU lors de son discours devant l'assistance et le Gouverneur et sa délégation.

Mme Introiti MAANFOU

Assistance

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L’UCAD rencontre le député ABDEREMANE AHMED ABDALLAH

L’UCAD a rencontré le député Abdérémane Ahmed Abdallah, président de la Commission des Affaires Etrangères de l’Assemblée Nationale des Comores en présence de SEM l’Ambassadeur Abdallah MIRGHANE à l’Ambassade des Comores à Paris. Les échanges étaient fructueux et intenses. Le député a salué l’initiative de la création de l’UCAD en tant qu’association fédérative de la communauté anjouanaise  en France. Il a montré toute sa disponibilité pour collaborer avec l’UCAD tout en acceptant d’être son correspondant au sein de l’Assemblée nationale afin que l’association fédérative puisse trouver des relais efficaces aux Comores pour faciliter la mise en œuvre de projets de développement viables. Le Bureau de l’UCAD a exprimé ses attentes en matière de collaboration pour le développement des Comores en l’occurrence Anjouan notamment le besoin de correspondants fiables, des relais efficaces sur le terrain et des services de collaboration au sein des autorités publiques de l’Exécutif insulaire d’Anjouan et du Gouvernement de l’Union des Comores à la fois réactifs et dynamiques. L’UCAD a demandé à  disposer des données exploitables et des études de terrain afin de faciliter la mise en œuvre des projets de la diaspora anjouanaise.

Parmi les objectifs de l’UCAD figurent non seulement le développement d’Anjouan mais également des actions de solidarité entre les Comoriens originaires d’Anjouan, la représentation de la diaspora anjouanaise au sein des instances nationales, la coordination des actions associatives, la défense des intérêts de la communauté, et le renforcement de la cohésion nationale. L’UCAD s’est montré disponible pour appuyer tous les projets de ses membres en direction des Comores en particulier Anjouan. Une première mission en matière de coopération décentralisée a été effectuée aux Comores  à Anjouan avec succès.

Le député Abdérémane , l'ambassadeur des Comores à PARIS et plusieurs membres du Bureau de l'UCAD

L’UCAD a également encouragé et a apporté son aide dans la création de l’Association des Maires d’Anjouan. D’autres actions et projets sont en cours de préparation.


Ainsi les actions de l’UCAD ne s’arrêtent pas à la solidarité et à l’aide aux projets. Parmi les axes de travail figurent la facilitation et la coordination des actions en matière de coopération décentralisée par exemple la signature de protocoles d’accord en matière d’assistance et de coopération décentralisée avec des départements et des régions en France et ailleurs, le jumelage de communes avec des villes d’Anjouan etc.

L’idée est de mettre en œuvre des cadres  fiables et des structures pérennes de collaboration et d’appui de projets pour le développement d’Anjouan tout en renforçant la cohésion, la solidarité et les actions de développement en direction de l’île dans le respect des objectifs et des actions des associations comoriennes de la diaspora anjouanaise.

Le Chargé de Communication du Bureau de l’UCAD

Darchari MIKIDACHE

Communiqué de l’UCAD en date du 15 janvier 2011

Paris le 15 janvier 2012
COMMUNIQUE DE l’UCAD « Union des Comoriens Anjouanais de la Diaspora »
Association n°W75121049 JO du 2 /07/2011 pages 3032.

Fédération des Associations Comoriennes de la Diaspora Anjouanaise
Le ministre des Relations Extérieures des Comores Mohamed BAKRI aurait promis de mettre en place lundi prochain une Commission Mixte Franco-comorienne regroupant un représentant de chaque gouvernorat, du Ministère des Finances, du Ministère des Transports, du Ministère des Relations Extérieures, du Commissariat au Plan et des délégués de la diaspora à l’occasion d’une rencontre avec « la diaspora » d’après le journal ALBALAD n°675.

Dans l’article publié sur ALBALAD n°675 page 2 dont le titre est « Gouvernement –Diaspora : Vers la Mise en place de la Commission mixte », il est évoqué la présence d’une délégation de la diaspora qui aurait participé à une rencontre avec le Ministre des Relations Extérieures ; délégation invitée par le SG du même ministère à une organisation et une proposition de délégués à la Commission Mixte Franco comorienne.
Cette délégation de la diaspora est invitée par le Secrétaire Général de ce même ministère « à s’organiser, à faire ses choix et proposer ses délégués » pour siéger au sein de la Commission Mixte Franco-Comorienne ;
Cette dernière a été créée par un décret du président de la République Ahmed Abdallah SAMBI après la signature d’une convention entre le Gouvernement Comorien représenté par le Ministère des Relations extérieures et la diaspora représentée par trois personnalités comoriennes vivant en France et issues de l’ensemble des trois îles.
Le Bureau de l’UCAD, dénonce avec vigueur le manque de concertation et d’implication de la part du Ministère des Relations Extérieures dans le projet de désignation des délégués de la diaspora, censés nous représenter.
Il met en garde également les autorités publiques en charge de la diaspora quant à l’adoption d’une méthode de travail et de concertation, qui ne rassemble pas les Comoriens de la diaspora et qui ne tienne pas compte de la nécessaire implication de toute la communauté comorienne dans toutes ses composantes représentatives, pour mettre en œuvre des projets les concernant.
De même, l’UCAD et ses instances, une Fédération des Associations Comoriennes de la Diaspora Anjouanaise, reconnue par le Gouvernement comorien comme interlocutrice privilégiée pour les discussions relatives à la Diaspora Comorienne pour les originaires d’Anjouan, n’a été ni de près, ni de loin, associée à la désignation d’une délégation de la diaspora, censée rencontrer le Ministre des Relations Extérieures pour la création de cette Commission Mixte.
En conséquence, nous dénions toute légitimité à cette délégation non représentative de la diaspora qui se trouve actuellement aux Comores à designer des délégués, tout en niant une partie des Comoriens ( les Anjouanais comme les autres).
Nous appelons le Ministère des Relations Extérieures à faire preuve d’esprit de rassemblement et d’unité en impliquant les différentes composantes et sensibilités de la diaspora dans la mise en œuvre de projets qui la touchent et l’invitons à engager des consultations auprès de personnalités et associations représentatives de toute la communauté de la diaspora par l’intermédiaire de son Ambassade en France.
Le Bureau de l’UCAD
« Union des Comoriens Anjouanais de la Diaspora »
CONTACT : diaspora.anjouan@gmail.com